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Témoignages parage naturel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Voyez les témoignages ci-dessous

1) WITHY

Withy est un hongre hanovrien par Weltmeyer (ferré depuis l'âge de 4 ans !) que j'ai acheté à 10 ans.
Avant d’être à moi, il a fait du dressage à haut niveau et a notamment été mis au travail chez un cavalier professionnel pour le valoriser durant 2 ans.  Malheureusement,  ce dernier l'a poussé dans ses limites physiques.
En effet, il ne parvenait même plus à marcher sans ambler ni à galoper normalement...

Je cherchais un cheval professeur afin de perfectionner ma technique et que je pourrai monter 2 à 3 fois semaine pour mon plaisir.
Je décide donc de l'acheter...

Je voulais également lui rendre sa vie de "cheval" en lui offrant la prairie (il en a été privé durant 6 ans !!) et la compagnie d'un congénère afin qu'il retrouve une vie sociale.
En quelque sorte, pour lui, une retraite anticipée !... et un changement de vie radical !

Fou de joie, Withy retrouve la liberté, le goût de l'herbe, les galops avec les copains, les balades et le plaisir de travailler cool.
J'étais tellement heureuse pour lui !
Et il me le rendait au centuple : extrêmement gentil, câlin, doux, indulgent avec mes erreurs lorsque je le montais.
Son bien-être se lisait dans ses yeux...
Malgré tout, il faut reconnaître qu'il a eu du mal à s'adapter à ce nouveau mode de vie : ses tendons étaient parfois gonflés (après avoir joué avec son copain de prairie).

Lorsque le sol était sec et dur, il était également moins bien sur ses pieds.
Je mettais ça sur le compte du changement de mode de vie en me disant qu'il allait s'adapter petit à petit.
Parallèlement à cela, les ferrages ont commencé à poser de plus en plus de problèmes : il marchait sur des oeufs durant presque une semaine après le passage du maréchal.  La corne était fragile, cassante et ne poussait pas...
Je trouvais le cheval de moins en moins délié dans ses allures et il a commencé à boiter.
 
Sur les conseils d'une amie, j'appelle Barbara Maullet.
Elle me dit qu'il a mal aux pieds et qu'il faut déferrer.

Très septique, j'hésite beaucoup puisque Withy a une très mauvaise qualité de corne.
J'avais également peur de le voir encore plus souffrir sans fers...
Après réflexion, j'accepte l'alternative que me propose Barbara qui consiste à lui poser des "chaussons" avec une plaque de mousse pour soulager le pied avant la transition pieds nus totale.
Withy ne boite pas plus mais ne va pas mieux tout de même après 10 jours.
 
Le voyant si mal, je l'emmène à la clinique vétérinaire pour en avoir le coeur net.
Une batterie de tests est effectuée :
- des examens et tests cliniques ;
- des anesthésiés loco-régionales ;
- des radiographies des pieds.  
Résultat : Cheval "naviculaire tendineux".
Les radiographies ne montrent pas d'atteinte significative de l'os naviculaire.
Traitement proposé : une ferrure rétablissant l’équilibre bio-mécanique, anti-inflammatoires (infiltrations) et mise au pré pour une retraite définitive.



Seconde option, je pouvais continuer à le monter mais en infiltrant régulièrement.
Ce qui est tout à fait inconcevable pour moi !!
Hors de question de monter un cheval infiltré !!!
J'ai donc choisi de le mettre à la retraite mais comme le seul moyen de soulager la douleur, selon la véto, était l'infiltration, je l'ai écoutée et Withy a été infiltré dans chaque boulet et placé sous anti-inflammatoires pendant 1 semaine au boxe 24h/24.

Pour la suite : 2 mois de boxe sans sortie sauf du pas "contrôlé" en main.
Puis reprise du travail en commençant par 1/4 d'heure pour arriver à 1h progressivement au bout de 3 mois...
Après quelques jours, Withy tapait dans les murs de son boxe (il devenait fou) et s'est ouvert le jarret.

Il a fallu le recoudre.
J'explique le cas de Withy au véto appelé d'urgence et ce dernier me dit que je ne dois plus espérer remonter le cheval et que je fais une erreur en le laissant pieds nus.
Mais qu'il fallait suivre le protocole de Gand afin de donner une chance à l'infiltration de le soulager.
 
J'allais donc devoir ré-enfermer Withy après lui avoir offert la liberté ??
Plus j'y réfléchissais plus je me disais que ce n'était pas possible... 

Il fallait que je trouve une autre solution.
J'ai donc commencé à faire des recherches sur internet...
J'ai trouvé quelques articles sur des chevaux naviculaires qui s'en étaient sortis en passant pieds nus.
J'ai donc refait appel à Barbara pour un parage orthopédique et Withy est resté pieds nus (contre avis de plusieurs vétos et contre avis du maréchal).
L'infiltration n'a eu aucun effet, il a continué à boiter pendant 2 mois.

Cependant, au fil du temps, cette boiterie est devenue intermittente.
Certains jours, il allait mieux, d’autres, il savait à peine marcher.

Au fil du temps, il a commencé à aller de mieux en mieux.
Je n’osais pas y croire !
Puis, par un beau jour ensoleillé de septembre, j’ose poser une selle sur son dos…
Voyant Withy tout émoustillé (car il a toujours aimé travailler), je me suis dirigée vers la piste et là, il m’a offert des sensations que je n’avais jamais connues auparavant : il volait littéralement !!!
Ses allures étaient amples et régulières, il ne demandait qu’une chose, c’était de m’emmener !
Il prenait autant de plaisir que moi à retravailler.
Le lendemain, j’avais peur de le retrouver raide boiteux… mais pas du tout !!!
On a repris le travail à raison de 2 ou 3 fois par semaine en piste et une balade sur la route pour favoriser la revascularisation des pieds ainsi que la qualité de la corne.

Au total, il est resté 4 gros mois au repos mais en prairie et pas enfermé en boxe.
A ce jour, il persiste une légère boiterie les 2 ou 3 premières minutes de travail.
Je prends des cours de dressage avec un cavalier professionnel qui respecte les chevaux et qui tente de leur rendre leur liberté de mouvement.
Withy va de mieux en mieux et cette "gymnastique" semble bien lui convenir.
Il travaille très bien, dans ses déplacements il semble libéré, pas d'infiltration, pas de fer contraignant, pas de restriction...




Je donne juste de l’harpagophytum et du MSM pour l’aider.
Il est au paddock 1/2 journée par jour en hiver à faire le zouave, il s'éclate en jouant avec ses copains... 
L'été il est toujours en prairie 24h/24 pour son plus grand bonheur !
Il fait plaisir à voir !!

 
Je tiens à rajouter qu'au total, 4 vétérinaires ont condamné Withy.
Il y en a même un qui m'a certifié que je ne le monterai plus jamais en piste, au mieux je pouvais espérer faire une balade au pas par mois car il avait mal partout et était usé !!!
 
Barbara, puisses-tu être la porte-parole de nos chevaux pieds nus rescapés !!!
Que les vétérinaires leur laissent une chance de s'en sortir en laissant leurs préjugés de côtés et qu'ils "osent" aller vers le naturel et refaire confiance à la nature !!
Mais cela ne veut pas dire laisser les pieds sans parrage !! Je crois que seule un véritable parrage naturel aide le pied à se revasculariser de l'intérieur et à "revivre"...
  
Je voulais juste apporter mon témoignage sur le site de Barbara pour que les gens qui sont dans la peur et le doute concernant cette méthode puissent oser sauter le pas.
Bien sûr, il faut se battre envers et contre toutes les critiques, les mauvaises langues et les détracteurs de cette méthode et je vous assure que ce n'est pas une partie de plaisir !!!
Mais lorsque l'on voit son cheval "revivre", cela n'a plus aucune importance...
 
S. Rombaux

 

2) Témoignage d’une cavalière de concours complet

 

Il y a quatre ans ma soeur et moi avons décidé d’acheter un cheval. Un an et des dizaines d’essais de chevaux plus tard notre œil était tombé sur un hongre de sept ans qui avait toujours été monté en complet par un professionnel. Il était parfait à nos yeux et nous étions donc ravies d’entendre qu’il avait passé la visite d’achat sans aucune remarque. Un an après l’avoir acheté il s’était blessé malheureusement à l’obstacle. Une blessure au muscle du dos, ce qui était très douleureux pour lui.

 

Après l’avoir soigné pendant plusieurs semaines, il était guéri mais ne voulait toujours pas être monté. Il se mettait tout de suite en défense quand on se mettait sur son dos. Pour éviter des risques nous avons alors décidé de l’amener à la clinique pour des examens complets. Les tests nous montraient que le problème n’était pas physique mais plutôt mentale. Notre cheval était venu dominant à cause de cette blessure et un travail à pied arrangerait le problème. Malheureusement les tests nous ont aussi montré un autre soucis, c’est-à-dire notre cheval était légèrement naviculaire. Le vétérinaire nous proposait d’infiltrer mon cheval alors qu’il n’avait encore jamais boité de sa vie. Heureusement que j’avais suivi le stage de parage naturel de Dr. Maulet où elle expliquait les dangers de l’infiltrage. On me disait aussi à la clinique que mon cheval n’allait plus jamais pouvoir sauter, travailler et faire des concours comme il faisait. Après cette visite nous sommes rentrées avec une image de notre cheval comme s’il ne valait plus rien. Persuadée de trouver une solution nous avons commencé à faire des recherches et à en parler à Dr. Maulet et plusieurs autres vétérinaires qui pensent comme elle. Nous avons alors décidé d’enlever les fers de notre cheval et de faire un traitement de Tildren qui améliorait la structure de l’os. J’avais un peu peur pour la transition des fers à pieds nus car mon cheval avait toujours été ferré avant, mais cela s’est passé beaucoup mieux que prévu. Mon cheval marchait/travaillait aussi bien en piste, si même pas mieux.

 

Au début nous lui avons mis des chaussures aux antérieurs en ballade car la corne était encore faible et ses pieds étaient légèrement sensibles sur des terrains à cailloux. Jour après jour on voyait que la corne des pieds s’améliorait et ses fourchettes étaient même moins pourries grâce à la circulation sanguine améliorée. Après quelques mois il n’avait même plus besoin de ses chaussures en ballade.

 

Deux ans après, je dis avec fierté que mon cheval n’a pas de fers et que je fais tout avec. Nous allons en ballade, galop sur sol dur, obstacle, dressage et même du complet. Cela ne lui pose aucun problème, il ne glisse pas et fait même des belles prestations. Nous partons en concours comme nous avons toujours fait et notre cheval s’améliore chaque jour dans son travail. Récemment nous sommes retournées à la clinique pour faires les même tests et le résultat était parfait. Son état de l’os naviculaire n’a pas changé en deux ans de temps. On m’a même dit que si on continuait comme ça mon cheval allait pouvoir faire une carrière normale de cheval de sport. Nous avons décidé de refaire un traitement de Tildren et de continuer notre programme de pieds nus. Je ne dis pas que le pieds nus est une solution pour chaque cheval, je ne suis pas un vétérinaire mais personnellement j’ai vu les bénéfices chez mon cheval. Je suis convaincue et recommande à tout le monde de l’essayer.

 

Note de Barbara : cette cavalière est d’accord de parler aux gens qui désirent faire le pas vers le parage naturel mais hésitent encore. Si vous désirez lui parler, veuillez me contacter par email.

 

 
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